Tout d’abord il s’appuie sur les terminaux mobiles et les moyens de paiement existant. Les solutions de mobile-payment existantes nécessitent de forts développements ou des partenariats complexes.

En synthèse, il existe aujourd’hui 2 grandes typologies de services de mobile payment :

- les services de portes monnaie électronique ou de transfert d’argent par mobile (ex : Obopay , M-Pesa, …). Ces services nécessitent la mise en place de plate-formes réseaux spécifiques afin de sécuriser et administrer les transactions financières. Elles peuvent aussi nécessiter pour certains services l’acquisition d’une carte SIM spécifique. Ces services sont en majorité à destination des pays en voie de développement

- Les services de paiement « sans-contact » à l’aide du mobile, utilisant un terminal sans-contact chez le commerçant. Le paiement s’effectue en rapprochant son téléphone du terminal de paiement à une faible distance. Ces services sont en majorité à destination des pays développés pour des clients déjà bancarisés. Mais ces services sont d’autant plus complexes qu’ils nécessitent à minima : des partenariats avec les commerçants, leur rééquipement en terminaux de paiement sans-contact, et le renouvellement des téléphones du grand public pour des mobiles sans contact.

L’originalité de Square tient aussi du fait de s’intégrer dans l’écosystème bancaire et mobile existant, en se substituant uniquement au terminal de paiement physique par Carte Bancaire. Il s’appui sur la Carte Bancaire Physique existante et le mobile possédé par le client (à noter que le service est aujourd’hui uniquement compatible avec les iPhones dans les expérimentations). Il n’est donc pas étonnant que dans les 2 pilotes en cours à New York et à San Francisco, Square soit déjà en partenariat avec 3 piliers des opérations de paiement : Visa, MasterCard et American Express.

Si la qualité de service de Square est aussi bonne qu’elle apparait dans les démonstrations, il est fort probable que ce service se démocratise rapidement… et offre enfin une piste sérieuse au développement de l’achat sur mobile pour les acteurs du e-commerce.

Il me reste un dernier point d’ombre sur la solution : ce service serait-il viable dans des pays comme la France ou la sécurité des paiements est plus forte ?

A suivre de près dès les résultats des pilotes !