La VOD qui d’après tous les analystes est un secteur promis à forte croissance (revenus estimés à 111 millions de dollars en 2006 et prévus à 4 milliards de dollars en 2011 selon « Adams Media Research ») tarde cependant à trouver son public…

Les débuts de la VOD, sur Internet, ont tout d’abord été freinés par la difficulté du parcours client : les films ne pouvaient être téléchargés, payés, et regardés que sur son PC, excluant de son utilisation toutes les personnes non technophiles. Le développement ces dernières années des offres VOD présent sur les bouquets ADSL des FAI, a considérablement élargie le public: l'utilisateur peut aujourd'hui à l’aide de sa télécommande choisir son film, payer par la facture du FAI et visionner immédiatement le film sur sa télé.

Est ensuite apparu la difficulté pour les acteurs VOD à proposer un catalogue riche en film (hors films pour adultes …). Après une période de frigidité, les majors ont compris que la VOD était une étape incontournable dans l’évolution de la diffusion vidéo, et nous pouvons voir les blockbusters fleurir sur les portails de Video On Demand depuis peu.

Aujourd’hui ressort, outre les débats sur la chronologie des médias, la nécessité de trouver un modèle économique intéressant pour toutes les parties. Il semblerait que facturer des locations de films à 4 € comme cela est le cas aujourd’hui est un fort frein au développement de la VOD: l’institut Forrester va jusqu'à décrire le développement de la VOD payante comme « une impasse ».

Mais les initiatives de VOD gratuites financées par la publicité commencent à se développer : après Warner et Disney aux Etats-Unis - qui ont diffusés gratuitement quelques unes de leurs séries « stars » - le modèle arrive en France. Initié par quelques initiatives éparses et frileuses, comme TF1 et sa série « Le maître du Zodiaque », Allocine embraye le pas avec une volonté de continuer dans cette direction si le pilote fonctionne bien.

Rendez dans 1 mois pour le bilan …